TUNISIE : la lutte pour l'emploi dans le bassin minier de Gafsa

TUNISIE : la lutte pour l'emploi dans le bassin minier de Gafsa
Face à l’encerclement policier :

La population de Redeyef décide de quitter sa Ville



A Redeyef, une ville de plus de 30 000 habitants à la pointe du mouvement de protestation qui dure depuis le début de janvier 2008 dans le bassin minier de Gafsa, et encerclée depuis des semaines par les forces de l’ordre, un vaste mouvement parmi la population a conduit cet après-midi à une décision collective d’évacuer la ville. « Nous quittons notre ville pour la laisser aux policiers », telle est la manifestation du raz-le-bol exprimé par les habitants de Redeyef qui ne veulent plus subir le harcèlement continu des forces de police. Emmenant le strict nécessaire, au moins des centaines d’habitants, d’après des témoignages téléphoniques recueillis aujourd’hui depuis la ville, auraient ainsi entrepris de sortir de la ville en fin d’après-midi avant d’être convaincus par les animateurs du comité de grève de renoncer à leur action. Ceux-ci ont enjoint les habitants en partance de rester dans la ville et de poursuivre la lutte sur place.

Cette action fait suite à la mort d’un jeune chômeur électrocuté la veille à l’intérieur d’un local de générateur électrique suite à une intervention brutale des forces de l’ordre. Celles-ci continuent d’encercler la ville.


Cette réaction spectaculaire est la seule réponse trouvée par la population au déni de justice.

Le comité réaffirme la nécessité de lever le blocus policier des villes minières par le rétablissement de la libre circulation des personnes.


Le comité appelle toutes les forces démocratiques et progressistes à soutenir la mobilisation des populations du bassin minier dans leurs revendications.


Nous tenons le régime pour responsable de toutes les conséquences qui affecteront la population de Redeyef. Les habitants du bassin minier et en particulier ceux de Redeyef, ont plus que jamais besoin de notre solidarité.


Le comité réitère sa demande de constituer rapidement une commission d’enquête indépendante pour faire la lumière sur ce drame tragique et de poursuivre les responsables.


Paris le 7 mai 20078




Comité de soutien aux luttes du bassin minier de Gafsa à Paris

C /o FTCR 3 rue de Nantes 75019 Paris

Bassin.minier@hotmail.com

www.ftcr.eu

Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR)
3 rue de Nantes Paris 75019

Tél: 01 46 07 54 04
Fax: 01 40 34 18 15
e-mail: ftcr2@wanadoo.fr
Site: www.ftcr.eu



# Posté le vendredi 09 mai 2008 13:49

La Résistance contrôle une grande partie de Beyrouth

La Résistance contrôle une grande partie de Beyrouth
( Vendredi, 09 mai 2008 - 12h30)

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http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4661

Le Hezbollah a pris vendredi le contrôle d'une grande partie de Beyrouth, dont des organes de presse pro-gouvernementaux, au troisième jour d'une campagne de désobéissance qui tourne à la confrontation majeure avec le gouvernement de Fouad Siniora.
D'après des sources proches des services de sécurité, le bilan des trois jours d'affrontements entre combattants des deux camps est d'au moins dix morts et 20 blessés.
Rappelant les heures les plus sombres de la guerre civile qui a déchiré le pays de 1975 à 1990, le bruit sourd des grenades et le craquement des armes automatiques ont continué de résonner durant la nuit tandis que des groupes de jeunes gens armés de fusils d'assaut sillonnaient les rues de la capitale encombrées des carcasses noircies de voitures incendiées.
En fin de matinée, le Hezbollah et ses alliés contrôlaient la totalité de Beyrouth-Ouest à l'exception du quartier de Tarek al-Djadidi, où des combattants pro-gouvernementaux étaient cependant en discussion pour rendre les armes, a dit un responsable de la sécurité.
Dans la matinée, des hommes fidèles au Hezbollah avaient pris le contrôle de la chaîne de télévision pro-gouvernementaleÿ Future News, qui appartient au dirigeant de la coalition au pouvoir Saad al Hariri, et obtenu l'interruption de ses programmes, a déclaré à Reuters un responsable du bureau de la chaîne à Beyrouth. Des hommes en armes ont également fait irruption dans les locaux du journal Al Moustakbal, appartenant aussi à Hariri.
D'après des responsables des services de sécurité, les membres du Hezbollah, accompagnés de combattants du mouvement allié Amal, ont pris le contrôle de plusieurs bureaux du Courant du Futur de Hariri dans la partie occidentale de Beyrouth. Ils les ont remis à l'armée libanaise, qui tente de jouer un rôle neutre dans la crise.
Les combattants du Hezbollah ont également resserré leur emprise sur les axes routiers menant à l'aéroport international de Beyrouth, pratiquement paralysé depuis mercredi. La compagnie aérienne nationale Middle East Airlines a annoncé le report de tous ses vols prévus d'ici samedi.
"Le Hezbollah domine la majeure partie de Beyrouth-Ouest", souligne Paul Salem, directeur du Carnegie Middle East Center à Beyrouth. "Cela affaiblit le gouvernement et le Courant du Futur", ajoute-t-il.
Les violences ont débuté lorsque le gouvernement a déclaré que le réseau de communication* mis en place par le Hezbollah constituait une atteinte à la souveraineté nationale.
Jeudi, cheikh Sayyed Hassan Nasrallah, avait accusé en réponse le gouvernement de lui avoir "déclaré la guerre".
Pour le Hezbollah, unique milice à avoir été autorisée à conserver ses armes après la fin de la guerre civile pour lutter contre l'occupation israélienne dans le sud du pays, ce réseau parallèle de communications fait partie intégrante de ses structures de sécurité.
Israël s'est retiré en 2000 et le sort de l'appareil militaire du Hezbollah est depuis au coeur de la crise politique libanaise.
Saad al Hariri a répondu à Nasrallah en proposant un plan de sortie de crise qui qualifierait de "malentendu" la décision prise par le gouvernement de démanteler le réseau de communications du Hezbollah.
Le Hezbollah, selon sa chaîne de télévision Al Manar, a immédiatement rejeté cette proposition, précisant qu'il s'en tenait aux conditions fixées par Nasrallah.
A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a lancé un appel "au calme et à la retenue" dans une déclaration politique n'ayant pas valeur contraignante. A Ryad, l'Arabie saoudite a réclamé de son côté la tenue d'une réunion d'urgence des ministres arabes des Affaires étrangères pour discuter de la crise.

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# Posté le vendredi 09 mai 2008 13:35

Communiqué de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP)

Communiqué de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
Communiqué de l'Union Juive Française pour la Paix (UJFP)
( Paris, le 8 mai 2008 )

A l'occasion du 60
ème anniversaire de l'Etat d'Israël, l'Union Juive Française pour la Paix condamne toute célébration destinée à « blanchir » l'histoire de la naissance de l'Etat et sa politique actuelle visant à soumettre ou détruire le peuple palestinien. Dans le contexte actuel de guerre coloniale ininterrompue, de l'oppression de tout un peuple qui continue, du siège de Gaza qui se poursuit, la célébration n'est pas de mise, elle est indigne.
La seule célébration possible dans la dignité serait pour nous, celle qui pourrait y associer le peuple palestinien libéré de toute armée et oppression coloniale, dans le contexte d'une paix juste qui reconnaisse les torts causés à la population palestinienne depuis 60 ans et prévoie la reconnaissance de ses droits.
Il y a 60 ans, le 14 mai 1948, l'Etat d'Israël déclare son indépendance. Le bilan de la guerre qui a suivi, c'est l'expulsion de plus de 750000 Palestiniens et leur dépossession! La destruction de près de 500 villages palestiniens dont aujourd'hui il ne reste souvent plus trace. Depuis 60 ans des centaines de milliers de Palestiniens vivent encore dans des camps de réfugiés. Si le 14 mai est la date anniversaire de l'Etat d'Israël, ce jour est aussi la date de commémoration de la « Nakba » (la catastrophe en arabe) pour les Palestiniens.
Aujourd'hui, environ 5 millions de Juifs 5 millions de Palestiniens vivent entre Méditerranée et Jourdain. Les premiers ont un Etat dit «Juif» et occupent 90% de la totalité de cet espace. Les seconds vivent pour des centaines de milliers d'entre eux l'exil la misère et l'oppression des camps de réfugiés, et les mesures discriminatoires s'accentuent contre ceux qui vivent en Israël.
Enfin ceux qui vivent dans les Territoires Occupés par cet Etat subissent quotidiennement l'oppression militaire, la destruction de leur société et de leur économie, et la violation permanente de leurs droits les plus élémentaires.
Que signifie une telle célébration dans ces conditions si ce n'est la volonté d'obtenir une reconnaissance internationale des droits du
seul Etat d'Israël en même temps que la négation des droits d'un peuple entier qui subit aujourd'hui encore, 60 ans après la création de l'Etat, l'exil et une occupation féroce.

A propos de l'UJFP :

Association de la loi de 1901, l'Union juive française pour la paix (UJFP) milite depuis 1994 pour une paix juste au Proche-Orient, et pour un dialogue judéo-arabe ici en France. Elle est une organisation laïque progressiste et se fait le relais national de l'Union Juive Internationale pour la Paix (UJIP).
Le premier paragraphe de sa charte est :
« Le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne peut être résolu qu'en mettant un terme à la domination d'un peuple par un autre, et en mettant en oeuvre le droit à l'autodétermination pour le peuple palestinien, y compris le droit de créer son propre état indépendant. Le retrait d'Israël des territoires occupés depuis 1967 constitue une étape nécessaire à l'accomplissement de l'autodétermination palestinienne. Le droit à l'autodétermination est déjà, bien entendu, clairement établi pour le peuple israélien ».

Union Juive Française pour la Paix (UJFP) ‐ 21 ter rue Voltaire, 75011 PARIS
Téléphone et contact presse : 06 25 36 63 70
• e‐mail : contact@ujfp.org
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# Posté le vendredi 09 mai 2008 13:30

Dix voix pour un anniversaire

Dix voix pour un anniversaire
Dalia Itzik, présidente de la Knesset : "Israël est un succès extraordinaire. Nous pouvons être fiers de presque tout ce que nous avons fait de nos mains dans notre patrie nationale, presque tout. Nous avons fait d'un rêve une réalité."
Liat Dimant, 25 ans, étudiant à l'université de Tel Aviv : "Je suis sûr que beaucoup de gens dans le monde sont surpris que nous ayons atteint le 60e anniversaire d'Israël. Mais tous ceux qui vivent ici - jeune ou vieux, homme ou femme, de gauche ou de droite - savent que nous sommes ici pour rester."
Moshe Feist, fils d'un ouvrier agricole allemand qui a fui le nazisme pour s'installer dans un kibboutz du temps du mandat britannique : "On ne peut revenir comme ça et dire: 'ma mère vivait ici il y a cinquante ans et c'est à moi'! Qu'est-ce que vous croyez? Les Arabes n'ont pas voulu vivre avec les Juifs, alors ils sont partis. Personne ne les y a poussés."
Garrett Reisman, premier membre d'équipage juif à bord de la Station spatiale internationale (ISS) : "Chaque fois que la station survole l'Etat d'Israël, j'essaye de trouver une fenêtre et cela ne manque jamais de m'émouvoir lorsque je vois (...) le contour familier d'Israël."
Ehud Olmert : "On nie à l'Etat juif le droit d'exister, mais on a tort de croire que l'Etat juif n'a été créé qu'en raison de l'Holocauste (...). L'Holocauste n'a fait que souligner la nécessité de sa création et le prix horrible de son absence payé par le peuple juif."
Shimon Peres : "Nous voulons vivre en paix avec nos voisins, et souhaitons leur serrer la main, mais nos ennemis savent que nous pouvons aussi presser sur la gâchette."
Miky Rosenfeld, porte-parole de la police de l'autorité d'occupation : "Nous avons déployé des milliers d'hommes qui ont été placés en état d'alerte avancé."
Pierre Stambul, fils de Jacov Stambul (Bessarabien), membre de la MOI* et du groupe Manouchian : "Les dirigeants sionistes n'ont aucun droit à parler au nom des Juifs ou au nom du génocide nazi. Ils n'ont aucun droit à détruire la Palestine au nom d'un crime européen. Nous devons chercher à briser le front intérieur en Israël et à persuader les citoyens que leur avenir passe par une paix équitable et pas par la poursuite d'une aventure criminelle."
Jessica Montell, directrice de l'organisation B'Tselem** : "La célébration des 60 ans a quelque chose d'amer."
(...)
"Oui mais tu annonces dix voix et je n'en compte que neuf !"
"la dixième, on l'étouffe...

Jeudi, 08 mai 2008

(*) La MOI (Main-d'œuvre immigrée) fut d'abord une organisation de type syndical, regroupant les travailleurs immigrés de la Confédération générale du travail unitaire (CGTU) dans les années 1920. Elle s'appela d'abord MOE : Main d'œuvre étrangère et dépendait de l'Internationale syndicale rouge (ISR). Elle deviendra la MOI à partir des années 1930.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, Louis Grojnowski dit « Brunot » en prend la direction, et l'organisation donne naissance à un groupe armé, les FTP, FTP-MOI, dont le dirigeant fut Joseph Epstein.
Après la rafle du Vel d'Hiv en juillet 1942 le groupe s'engage un peu plus dans l'action. Pistés sans relache par la Brigade spéciale n° 2 (BS2) des Renseignements généraux, presque tous les combattants de la MOI sont repérés à la fin de l'été 1943. A l'automne 1943 la police française les arrêtera tous et il ne restera plus rien des FTP MOI.
Le plus célèbre de ses membres est Missak Manouchian et la FTP-MOI est connue dans le grand public par l'Affiche rouge, affiche de propagande allemande exposant les photos de membres de la FTP-MOI après leur arrestation à la fin de 1943, et stigmatisant la présence d'étrangers et de Juifs parmi la Résistance française.

(**) B'Tselem est le Centre Israélien pour les Droits de l'Homme dans les Territoires occupés. Il documente la situation des Droits de l'Homme dans ces territoires et publie régulièrement des communiqués de presse ainsi que des injonctions aux autorités d'occupation
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# Posté le vendredi 09 mai 2008 13:24

Nous, filles et fils de résistants

Filles et fils de Marek Edelman, d'Henri Curiel, de Schmerke Kaczerginski, de Lucien David Fayman, de Jacov Stambul, de Dvoira Vainberg…
A 65 ans du soulèvement du Ghetto de Varsovie, nous rendons hommage a tous ceux, modestes héros et héroïnes qui ont engagé leur vie dans une bataille face à l'armée d'un pouvoir qui contrôlait presque toute l'Europe.
Face à l'oppression, il y a toujours résistance: Contre le nazisme en France, a Vilnius, en Allemagne même et, des années après, en Egypte et en Algérie contre le pouvoir colonial aussi bien qu'en Afrique du Sud contre l'apartheid.
Il en est de même aujourd'hui: Les masques changent mais c'est toujours le même combat.
Nous, filles et fils de résistants au nazisme, affirmons notre soutien a la résistance palestinienne, car le pouvoir sioniste en Israël, a usurpé notre nom collectif (juifs), pour en notre nom disent-ils, mener une politique de répression coloniale féroce et d'apartheid.
L'hommage à nos parents, martyrs ou survivants, est à l'unisson de l'hommage aux résistants du peuple palestinien dont les droits fondamentaux, humains et nationaux sont bafoués, jour après jour depuis 60 ans

Signatures:

Lililane Cordova Kaczerginski,
fille de Schmerke Kaczerginski qui a participé à la création de la F.P.O., Fareinigte Partizaner Organizatie (Organization Unifiée des Partisans) dans le ghetto de Vilnius en 1941. Après le départ du ghetto par les égouts, Schmerke Kaczerginski a combattu dans les rangs de la Guérilla Lituanienne en Biélorussie sous commandement soviétique; a participé à l'explosion des 50 trains de l'armée nazie; décédé en Argentine.

Sonia Fayman,
fille de Lucien David Fayman, membre de la Sixième, réseau de résistance des Eclaireurs israélites de France (cache d'enfants) et du réseau Buckmaster (parachutage d'armes et attentats contre l'occupant nazi), arrêté par la Gestapo à Toulouse, torturé, emprisonné à Fresnes puis à Compiègne. Déporté à Buchenwald, Dora, Hartzungen jusqu'à la libération. Lucien David Fayman a consacré sa retraite à décorer les Justes qui ont caché des enfants au péril de leur vie. Décédé en 2007.

Pierre Stambul,
fils de Jacov Stambul (Bessarabien), membre de la MOI et du groupe Manouchian ("triangle" de Boczor). Arrêté en novembre 1943. Torturé par la police française (simulacre d'exécution). Déporté à Buchenwald, libéré en mai 1945. Jacov Stambul est décédé en 1989. Et fils de Dvoira Vainberg (Bessarabienne), membre de la MOI à Paris, décédée en 1997


( Jeudi, 1er mai 2008 )
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=4641
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# Posté le vendredi 09 mai 2008 13:21

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